Journée mondiale du Parkinson : où en sommes-nous en 2023 ?

La Journée mondiale de la maladie de Parkinson : on fait le point

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative chronique qui affecte le système nerveux et qui est caractérisée par une perte progressive de la dopamine dans le cerveau. Elle touche des millions de personnes dans le monde et est souvent associée à des symptômes tels que des tremblements, des raideurs musculaires et des problèmes de coordination.

La maladie de Parkinson est la seconde cause de handicap moteur en France, touchant plus de 270 000 personnes et en augmentation constante. Elle est très complexe et pour le moment, il n’existe aucun traitement pour la guérir ou ralentir son évolution. Les symptômes de la maladie sont nombreux, moteurs et non moteurs, avec plus de 60 symptômes recensés. Les troubles les plus fréquents sont la lenteur des mouvements, la rigidité du corps et les tremblements des membres au repos. Les causes de la maladie ne font pas encore l’objet d’un consensus scientifique.

Les personnes atteintes de Parkinson rencontrent souvent des difficultés pour accéder aux soins, notamment pour obtenir un diagnostic auprès d’un neurologue, et pour bénéficier d’un suivi régulier de leur traitement. La fréquence des consultations chez le neurologue ne permet pas toujours de réévaluer le traitement au moment où l’évolution et/ou les fluctuations de la maladie se manifestent.

La Journée mondiale de la maladie de Parkinson est célébrée chaque année le 11 avril pour sensibiliser le grand public à cette maladie affaiblissante. Elle a pour objectif de sensibiliser le grand public à la maladie, de soutenir les patients atteints de la maladie de Parkinson et de faire avancer la recherche sur la maladie.

Nouvelles options de traitement dans la maladie de Parkinson : où en sommes-nous

Heureusement, des avancées significatives ont été réalisées dans la recherche sur la maladie de Parkinson au cours de la dernière année, la France est à la pointe de la recherche sur cette maladie, qui est le syndrome cérébral le mieux étudié dans le pays. Des pistes prometteuses ont ainsi été ouvertes, notamment :

  • Diminution de la surcharge en fer dans le cerveau pour ralentir le processus dégénératif.
  • Diffusion de lumière infrarouge sur des zones très localisées du cerveau afin de ralentir le développement de la maladie.
  • Identification de biomarqueurs pour mesurer la progression de la maladie.
  • Développement de vaccins qui ciblent les formes toxiques de la protéine alpha-synucléine (protéine qui joue un rôle important dans le développement et la progression de la maladie de Parkinson)
  • Utilisation de la thérapie génique pour pallier des déficiences de dopamine.
  • Transplantation de cellules souches pour remplacer les neurones perdus (premiers essais cliniques en cours en Australie)
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